Zoom sur l’empreinte écologique

L’empreinte écologique : un indicateur du développement durable

Qu’est-ce que l’empreinte écologique ?

L’empreinte écologique est un indicateur de synthèse qui vise à traduire de manière compréhensible l’impact des activités humaines sur le patrimoine naturel. Cet indicateur permet de quantifier, pour un individu ou une population, la surface nécessaire pour produire ses ressources de consommation et pour absorber ses déchets.

Ce calcul permet d’estimer la durabilité du développement. Si l’empreinte écologique, par habitant de la planète (qui indique la demande de l’homme pour développer ses activités), est inférieure à la bio-capacité par habitant (qui mesure l’offre d’espace et les capacités productrices de ces espaces), nous pouvons donc considérer que notre mode de vie est viable et tend vers la durabilité. Le seuil de durabilité écologique à ne pas dépasser pour la planète est d’environ 1,9 hectare par habitant. A l’heure actuelle, aucun pays développé ne parvient à concilier développement et durabilité.

Cet indicateur a été diffusé lors du sommet de Johannesburg de 2002, par l’association WWF qui a fortement contribué à le populariser.

En France, certaines collectivités territoriales se sont d’ores et déjà appropriées cet outil et ont réalisé le calcul de leur empreinte écologique. Parmi celles-ci on compte la Communauté urbaine de Lille, le Grand Lyon, le Département des Hauts-de-Seine, Paris et la Région Île-de-France.

Le calcul de l’empreinte écologique réalisée par la Région, nous apprend que la consommation de surface bio-productive est de 5,58 ha par an par francilien, alors que celle de la population française est comprise entre 5,20 et 5,26 ha par an et par habitant.

L’Empreinte Ecologique un outil de sensibilisation à l’environnement et de médiation

L’indicateur d’Empreinte Ecologique constitue un excellent outil de vulgarisation permettant ainsi de transformer, en une information concrète et surtout quantitative, le concept de développement durable.

Le calcul de sa propre Empreinte Ecologique est un bon moyen de prendre conscience de son mode de consommation et de la nécessité de changer ses comportements.

Quelques exemples d’illustrations didactiques :

  • A l’échelle mondiale, l’Empreinte Ecologique individuelle atteint 2,3 ha/an alors que la surface biologique n’est que de 1,9 ha.
  • Si le monde entier avait le même impact écologique que la France, il faudrait près de 3 planètes pour espérer vivre de façon durable.
  • Etc.

L’expérience montre qu’il est, du fait de son caractère neutre, un bon outil pour animer un débat rassemblant des professionnels de divers horizons.

Par ailleurs, cet outil constitue un excellent vecteur de communication et de promotion des actions engagées en faveur de développement durable.

L’Empreinte Ecologique constitue un outil adéquat afin d’informer, de sensibiliser et d’impliquer les citoyens, dans le but de donner à chacun les moyens de devenir acteur d’une société plus équitable et respectueuse de l’environnement.

Les limites de cet indicateur

Bien qu’il constitue un excellent vecteur de communication et de sensibilisation aux problématiques de développement durable auprès du public, le calcul de l’Empreinte Ecologique connaît de nombreuses limites.

En effet, cet indicateur ne permet pas d’analyser toutes les formes de pression. Le calcul ne prend pas en compte les prélèvements d’eau douce, les pertes de biodiversité, les pollutions par les substances toxiques et notamment dans des modes de cultures intensives, les risques naturels et industriels. De même, la notion d’épuisement des ressources naturelles n’est pas appréhendée.

Par ailleurs, l’Empreinte Ecologique n’indique pas l’origine et la source des pollutions : ce n’est donc pas un outil à visée corrective. L’empreinte écologique ne constitue pas non plus un indicateur approprié au suivi des politiques publiques, ni un outil d’aide à la décision.

 

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